Comment compresser une image sans perdre en qualité ?
Une photo prise avec un smartphone récent pèse facilement entre 3 et 12 Mo. C'est beaucoup trop pour un site web, un e-mail ou un formulaire administratif qui limite souvent les pièces jointes à 2 Mo. Bonne nouvelle : dans la grande majorité des cas, on peut diviser le poids d'une image par 5 ou par 10 sans que la différence soit visible à l'œil nu. Voici comment procéder intelligemment.
Comprendre la compression avec ou sans perte
Il existe deux grandes familles de compression. La compression « sans perte » (lossless) réorganise les données de l'image sans en supprimer : le fichier est identique au pixel près, mais le gain de poids reste modeste, généralement de 10 à 30 %. C'est la méthode utilisée par le format PNG.
La compression « avec perte » (lossy) supprime les informations que l'œil humain distingue mal : variations de couleur très subtiles, détails dans les zones sombres, hautes fréquences. C'est le principe du JPEG et du WebP. Bien réglée, elle permet de réduire le poids de 70 à 90 % avec une différence quasiment invisible.
Choisir le bon niveau de qualité
Le réglage de qualité d'un JPEG va de 0 à 100. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il est rarement utile de dépasser 85 : entre 85 et 100, le poids du fichier explose alors que le gain visuel est imperceptible. Pour un usage web classique, une qualité comprise entre 70 et 80 offre le meilleur compromis.
Pour une photo destinée à être imprimée en grand format, restez au-dessus de 90. Pour une miniature ou une image d'illustration dans un article, vous pouvez descendre jusqu'à 60 sans problème.
Redimensionner avant de compresser
C'est le réflexe le plus efficace et le plus souvent oublié : réduire les dimensions de l'image. Un écran Full HD affiche 1920 pixels de large ; publier une photo de 6000 pixels de large ne sert donc à rien, le navigateur la réduira de toute façon. En redimensionnant l'image à 1920 ou 2048 pixels, vous divisez déjà son poids par 4 à 8 avant même toute compression.
Notre outil applique automatiquement une limite raisonnable de 2048 pixels sur le côté le plus long, ce qui convient à la quasi-totalité des usages web et bureautiques.
Quel format choisir selon votre usage ?
Chaque format a sa spécialité. Le choisir correctement évite de compresser « contre nature » et de dégrader inutilement votre image :
- JPEG : photos et images riches en couleurs et en dégradés. Le format universel par excellence.
- PNG : logos, captures d'écran, images avec du texte ou de la transparence. À éviter pour les photos, car le poids grimpe vite.
- WebP : le format moderne du web, 25 à 35 % plus léger que le JPEG à qualité égale, avec gestion de la transparence. Supporté par tous les navigateurs récents.
Vérifier le résultat avant de partager
Après compression, affichez l'image à sa taille réelle (zoom 100 %) et observez les zones sensibles : contours nets, textes, ciels et dégradés. Si vous constatez des « blocs » ou un halo autour des contours, remontez légèrement le niveau de qualité et recommencez. Avec notre outil, l'opération se fait en quelques secondes directement dans votre navigateur, vous pouvez donc itérer autant que nécessaire sans rien envoyer sur un serveur.
